Un weekend bien rempli

Marie B. à Ouessant – Chapitre 13

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Cale de Calgrac’h, un jour de beau temps

Héééé, Macareux moine HA !

(la référence présente dans ce titre étant plus que fallacieuse, je vous inclus cette petite vidéo. Ne me remerciez pas, c’est gratuit).

Il y a quelques semaines, c’était la Fête de la Nature.

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Une sortie sur le thème « Sur les traces des premiers naturalistes à Ouessant » était organisée par le CEMO pour découvrir la faune et la flore des falaises. Pour une fois que c’était à un moment où je ne travaillais pas, je me suis inscrite !

Le rendez-vous était indiqué sur l’affiche : « cale de Calgrac’h », 10h du matin. Merci la précision ! C’est où Calgrac’h ? C’est quoi une cale ? Du coup, j’ai discrètement demandé à mes collègues. Réponse : « Mais tu sais [je déteste quand je pose une question et qu’on commence par « mais tu sais ». NON JE NE SAIS PAS], ce sont ces rampes qui descendent en pente dans l’eau pour pouvoir amarrer et embarquer quelle que soit la hauteur de la marée ». OK.

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La cale de Calgrac’h

Tout aussi discrètement, j’ai attrapé mon plan de l’île pour voir si, par hasard, « cale de Calgrac’h » ne serait pas indiquée. Et ben non. Juste « Calgrac’h ». Du coup, je suis allée aux renseignements. En fait, il s’avère que j’y était déjà passé il y a quelques semaines au hasard de mes balades sur l’île. D’ailleurs, on m’a dit : « tu ne peux pas te tromper [ON PARIE ?], c’est là où on voit l’épave du Mikonos à marée basse et la grosse hélice dans une faille de la falaise ». Merci, et à marée haute ?

En priant pour me rappeler de la route, je me suis lancée le matin dit, après un détour par la poste qui devait durer 1:30 min et en a pris facilement 25. #bougezaveclaposte

J’étais donc en retard et c’est en pédalant comme une forcenée (comme si toutes les souris mortes de l’enfer étaient à mes trousses) que je me suis dirigée vers ce que je pensais être Calgrach sur des chemins de cailloux et que je suis arrivée à fond les ballons devant ce qu’un préfet de police appellerait un rassemblement et qui n’était en fait que 3 personnes en train de discuter.

L’animateur c’était François, dit « Fanch » (diminutif de François en breton). Je ne vous en ai encore jamais parlé, mais il travaille au CEMO et anime toute l’année des sorties nature d’observation des oiseaux ou des plantes de l’île. Accessoirement, c’est aussi lui que je dérange (à ma grande gêne) sur son portable professionnel quand :

  • Je suis enfermée hors du CEMO car la poignée est bloquée (#histoirevraie)
  • Il n’y a plus de courant dans les prises de la cuisine alors que je voulais me faire à manger et que la cuisinière est composée de plaques électriques (#vismavie)
  • Je découvre que quelqu’un a installé son matelas et toutes ses petites affaires dans la pièce qui sert d’annexe à ma chambre (et qui est normalement fermée au public) et que son matelas m’empêche de rentrer chez moi (# »maisdehorslesromanos! »)

Donc, j’arrive. Il crachine vaguement. Mais dès le matin j’étais partie en me disant « ça va s’arrêter »… Malheureusement,  si le thème originel était « Sur les traces des premiers naturalistes », il s’est très vite transformé en « Sur les traces du commandant Cousteau » vu que de « vague crachin », la pluie est passé à « déluge » et que j’avais l’impression d’être en exploration sous-marine.

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La seule photo que j’ai pu prendre ce jourlà

En m’habillant, je m’étais demandé si c’était raisonnable, ces quatre épaisseurs sous le manteau (car depuis que je suis ici, j’applique la technique de l’oignon : débardeur sous t-shirt sous pull fin sous gros pull) : « quand même, j’exagère, je vais avoir chaud… ». ET BIEN PAS DU TOUT ! J’étais très heureuse d’avoir exagéré et d’en plus porter mon écharpe en poils de lama, mon manteau, mon bonnet et ma capuche !

On a commencé la séance par la fameuse phrase : « On est pas en sucre », antienne de tous les bretons dès qu’il pleut. Moi j’ai pensé « Certes. En revanche, on attrape facilement des pneumonies, contrairement au sucre ». Mais je n’ai pas regretté un seul instant d’avoir mis le réveil un samedi matin, c’était super intéressant !

J’ai appris :

  • A différencier le chardonneret élégant de la mésange

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    Chardonneret élégant – Cardueliscarduelis. Photo par Omar Runolfsson sous licence creative commons
  • A reconnaître la chanson de parade amoureuse du pipit maritime
  • Que lorsqu’ils plongent, les fous de Bassan percutent l’eau à plus de 100km/h. Et qu’ils font 1m80 d’envergure. Et que des fois ils te chargent. Glups.
  • Que la tâche rouge sur le bec des goélands s’appellent le « gonis » et que la première chose que les oisillons vont faire en venant au monde, c’est chercher à taper sur cette tâche avec leur bec car elle déclenche le réflexe de régurgitation chez les parents. En fait, les oisillons cherchent à taper sur TOUT ce qui est rouge. Certains sont même morts de faim à côté d’autre chose, comme un papier par exemple, qui mettait de la mauvaise volonté à régurgiter.
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Deux goélands argentés prenant l’air dégagé, gonis au vent

 

  • ATTENTION, parenthèse « macareux moine». Pour ceux d’entre vous qui ne le
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    Mi toucan, mi perroquet et re mi-taupe derrière. Crédit photo : Andreas Trepte sous licence Creative Commons

    sauraient pas, les macareux sont des oiseaux, croisement entre le pingouin, le toucan et le perroquet (et la taupe). Ils sont TROP MIGNONS mais sont en voie de disparition en France car le réchauffement climatique fait remonter les poissons dont ils se nourrissent vers le nord. Ici donc, c’est un peu le graal d’en voir, surtout que ce sont des oiseaux qui creusent des terriers (cf. la taupe) pour pondre leurs œufs. Ouessant peut s’enorgueillir d’avoir la colonie la plus au sud d’Europe. C’est un oiseau OVER MEGA protégé. C’est même l’emblème de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Il est très répandu en Islande par contre. TELLEMENT répandu que les types les chassent pour les manger ! Ainsi, François nous a raconté qu’en voyage là-bas, il avait été assez décontenancé de voir la PIZZA AU MACAREUX à la carte. Perso, je couine un peu d’excitation dès que je parle des macareux. Ils sont beaucoup trop mignons.

Malheureusement, au bout de 2h (que je n’ai pas vu passer), j’ai commencé à violemment grelotter. Mon slim mouillé (car oui, forte de mon expérience passée, je n’ai pas remis le pantalon jaune par jour de pluie. Souvenez-vous, il était trop lourd gorgé d’eau et j’étais obligée de le tenir à deux mains pour éviter qu’il ne glisse) m’empêchait de marcher et menaçait de montrer mon cul dès que je me penchais pour regarder une plante (= même résultat que le pantalon jaune en pire, vu que le jean mouillé collé à mes jambes m’empêchait de plier les genoux). Par contre, le haut de mon corps était sec et au chaud (#vivelesoignons).

Je suis rentrée à vélo.

Un bien chouette trajet où le bord de mon bonnet, gorgé d’eau, me coulait en continu dans les yeux (« Commandante Marie Bambelle à la barre de son bâtiment la Calypso II, un Btwin VTT de chez Décathlon » « Quelle est votre position ? J’EN SAIS RIEN, ON PREND L’EAU JE RÉPÈTE, ON PREND L’EAU ! ») et ou à chaque tour de pédalier, je sentais mon froc (qui m’empêchait de plier les genoux) descendre millimètre par millimètre jusqu’au drame : la tirelire du plombier apparente et la douche d’eau glacée directement dans la raie via l’imper trempé qui ruisselle. Moment de bonheur intense.

Au terme d’un trajet qui m’a semblé durer 1000 ans, et selon une formule que je songe à rendre classique, je me suis foutue en slip dans l’entrée. Mon pantalon coulait littéralement (car au bout d’un moment, le tissu ne pouvait plus absorber plus d’eau) directement à l’intérieur de mes chaussures (transformées en piscines pour l’occasion) qui faisaient chlouik-chlouik , l’avant de mon bonnet (l’arrière étant protégé par la capuche ) me coulait de manière continue sur la figure, et enfin, mon sac et mon manteau n’avaient plus d’imper que le nom. J’ai allumé les radiateurs à fond, ai étendu mes affaires et me suis carrément séchée avec ma serviette de toilette, vu l’humidité ambiante

Après, je me suis préparé du riz au saucisson pour compenser la débauche de calories et me suis collée dans mon lit pour lire. Inutile de préciser que j’ai peu à peu glissé de la position assise à allongé et que très vite, j’ai lu les yeux fermés. Et que je n’ai émergé qu’aux alentours de 18h15, réchauffée et prête pour aller à 20h30 au Gorzez, causerie aux chandelles au musée du Niou à l’occasion de la nuit des musées.

Arsenic (ta mère) et vieilles dentelles

Pisse-mémés et far breton

(et vieilles bretonnes aussi, mais ça faisait moche dans le titre)

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En arrivant là-bas, je pensais y rester une petite demie heure et rentrer me coucher dans mes pénates, vu que les groupes qui s’enchainent au CEMO ces dernières semaines ne m’ont laissé aucune occasion de faire la grasse matinée (#cernéecommeunchâteaufort).

Néanmoins, j’y ai trouvé très agréable compagnie dans une ambiance super sympa : assis tous ensemble sur les bancs coffres autour de la table qui, à l’époque, servait autant à pétrir le pain qu’à veiller les corps avant les enterrements, nous étions tous serrés les uns contre les autres et ça nous tenait bien chaud. Ce qui nous allait très bien à tous vu qu’il n’y a ni chauffage ni électricité dans cette maison.

Comment faisaient les gens qui vivaient comme ça pour ne pas grelotter en permanence ?

Perso, j’avais mon écharpe tricotée géante, celle qui, dépliée, mesure environ un mètre de large et me sert donc régulièrement de couverture d’appoint quand les circonstances l’exigent (en cours le matin très tôt pour finir ma nuit, dehors quand il y a du vent et que j’ai besoin d’isolation…). Donc, ni une ni deux, vu l’humidité ambiante HOP ! Wrappée telle un nem dans sa feuille de brick.

J’avais un peu peur de m’ennuyer, que personne ne trouve rien à dire… Mais au contraire, la conversation ne s’est pas arrêté un instant ! D’habitude, m’ont dit mes collègues, il n’y a pas la place pour tout le monde. Il y a des gens dans toute la maison et il y a une ambiance pas possible. Mais plusieurs raisons ont fait que cette année, la Nuit des Musées à Ouessant a été un succès mitigé (mais l’ambiance était super) :

  • Un match de foot en cours entre je ne sais même pas quels pays / quelles villes (raison secondaire) (néanmoins, ça a permis à tout le monde de voir toute la journée des hommes nus et saouls un peu partout dans Lampaul, ce qui nous a bien fait rire à la veillée)
  • Le fait que cette année, la Nuit des Musées et la Pentecôte n’étaient pas le même weekend (raison un peu moins secondaire puisque le weekend de Pentecôte est généralement de très forte affluence sur Ouessant et que là, ben moins)
  • La saucée du matin (raison principale). En effet, la plupart des gens qui viennent en weekend sur l’île n’emporte avec eux qu’un pantalon pour tout le weekend. Logique me direz-vous. « INCONSCIENCE ! » je vous répondrais, en bonne maniaque de l’organisation (merci d’arrêter de rire) incapable de voyager léger que je suis. Car pour un weekend de deux jours, quelle que soit le lieu, j’emporte toujours au moins deux pantalons, douze culottes (« ON SAIT JAMAIS ! ») et trois t-shirts (je fais, je ne sais pas pourquoi, une légère fixette sur les sous-vêtements). Bref, les gens n’avaient qu’un pantalon. Et comme tout le monde était sorti le matin pour se balader sous le crachin et que ça s’était transformé en mousson asiatique, la chaleur en moins, tout le monde avait été trempé… Et donc, tout le monde avait fait comme je vous ai décrit ci-dessus : hôtel, essorage, chauffage à fond séchage. Sauf que donc, la moitié de Lampaul était en slip quelque part dans son appartement/sa chambre d’hôtel/son gîte et ne pouvait donc pas sortir pour aller piapiater à la lueur des bougies. Seuls quatre touristes avaient fait le déplacement jusqu’au musée car :
    • « on est restés enfermés toute la journée, on en pouvait plus on est sortis. Sauf machin qui est allé regarder le match dans un bar »
    • « Mais nos chaussures sont encore trempées. D’ailleurs, on a acheté le Télégramme de Brest exprès pour le bourrer dedans. On ne l’a même pas lu et on n’a gardé qu’une page : celle des mots croisés car on s’ennuyait trop»

Nous avons parlé (enfin moi j’ai beaucoup écouté, beaucoup ri et beaucoup pris de notes pour pouvoir m’en souvenir) de milliers de choses et notamment :

  • de la météo (sujet DE BASE ici. J’en parle au moins une fois par jour)
  • des bateaux (ou anciens bâteaux) qui faisaient la navette entre l’île et le continent :
    • l’Enez Edig. Entré en service en janvier dernier, il a été aussitôt surnommé par les îliens « Enez Merdique », vu qu’il n’est pas fait pour naviguer sur mer mais sur lac et qu’il n’est donc pas adapté aux conditions de navigation d’ici. Perso, je l’ai pris, et m’en suis plutôt trouvée bien mieux que sur les autres bateaux vu que le toit terrasse a l’avantage de bien de ventiler quand tu as le mal de mer comme moi et que, contrairement au Fromveur II, tu vois où tu vas, vu que le pont n’est pas à l’arrière. J’ai pas trouvé qu’il secouait plus qu’un autre.
    • l’André Colin. Mis à quai en janvier dernier donc, et qui avait hérité lui de tout un tas de surnoms dont le plus aimable était « Dédé la fusée » car il mettait 20 minutes de moins que tous les autres bateaux pour faire la traversé Le Conquet-Ouessant ce qui, sur un trajet qui fait aujourd’hui 1h15, fait tout de même une sacrée différence. Je dis « le surnom le plus aimable » car l’André Colin n’avait pas que des avantages :
      • il était très bruyant les habitants du Conquet disent en riant « ah ça ! On savait quand il appareillait de Molène !» (NDLR : 14km)
      • il puait à mort
      • il secouait BEAUCOUP ! Jeanne (petite mamie de 80 ans bien tapés qui était là au Gorzez ) nous a raconté : « on avait un seau pour vomir par rangée et on se le passait quand le bateau roulait. Le bateau allait à droite ? Le seau aussi. Et tu n’avais pas le droit de vomir si tu n’avais pas le seau !» (ce texte est sponsorisé par l’Amicale Bon Appétit Bien Sûr ).
  • Des viltansous, petits esprits malins qui ressemblent à des flammèches la nuit et qui provoque des accidents de la vie quotidienne (par exemple, moi qui renverse deux fois un bocal d’acétone en deux jours au boulot, c’est les viltansous).
  • Du far qu’on était en train de manger « trop sec», « trop dense », « dis Yolande, qui c’est qui l’a fait ton far ? » « le boulanger » *regards entendus* (le boulanger est nouveau, un petit jeune qui s’est installé, et son pain n’est pas terrible)… Donc, le far qu’on appelle tous communément « far aux pruneaux » ou « far breton » s’appelle en breton « farz proun ».
  • Du tas de foin qui est devant la maison traditionnelle. C’est ainsi que les familles le stockaient, les maisons n’ayant pas de combles. Avant, pour l’imperméabiliser, les gens fabriquaient de longues cordes en paille d’avoine : les strolennou (pas de « s » car c’est déjà un pluriel. Au singulier on dit « strolen »). Ces strolennou étaient ensuite tressés bien serré pour à la fois imperméabiliser le dessus du tas de foin (car certes ces jours-ci il fait beau en Bretagne, mais des fois il pleut salement et l’humidité fait pourrir le foin et tu ne peux plus nourrir les animaux avec) et à la fois tenir les côtés, car le vent ici ne blague pas plus que la pluie quand il s’y met. Or, quand il y avait une jeune fille dans la maison (comprenez une jeune fille à MARIER), elle tressait le bas du tas de foin de tout un tas de motifs de dentelle (en paille donc) compliqués et délicats (pour faire voir qu’elle savait se servir de ses mains).
  • Du costume traditionnel Ouessantin, toujours porté aujourd’hui par des dames/filles d’ici (qui forcent probablement leur mec à faire la même chose). Enfin là, je n’ai plus été que spectatrice puisque quand j’ai demandé ce qu’était de « la broderie Richelieu » on m’a répondu « ben tu sais, comme le Jour de Venise ». OK. Je googlerai ça plus tard.
  • Du breton. Petit lexique :
    • ar mor = la mer
    • garez = amour (je pense que c’est l’UN des mots pour dire « amour » car le breton est une langue à la fois à déclinaison, mais aussi à variations et à altérations. Et l’orthographe n’est pas partout le même…)
    • merci = trugarez
    • au revoir = kenavo
    • boujour = demat
    • je t’aime : da garout a ran
    • le stang = le vallon, le lavoir, l’étang
  • Et enfin, le dernier sujet sur lequel je n’ai rien à vous dire car je ne sais pas qui était ce monsieur, mais sa présentation par les dames m’a fait bien rigolé : « C’était Zizi B., tu sais, il habitait Nazareth dans le Stang de Porz Gwen ».

Après cette soirée pleine de rires, je suis rentrée à vélo sans lumière sous la lune et les balayages du phare : 2 faisceaux toutes les 10 secondes, pour savoir où tu vas, c’est pas beaucoup… Entre temps, j’espérai ne pas rouler sur un lapin ou percuter un mouton, ça aurait fait désordre !

C’est sur cette parenthèse bucolique que je vous dis à très vite, le mois de juillet allant être légèrement occupé pour moi cette année (et tant mieux!). J’essayerais quand même de ne pas vous laisser sans nouvelles trop longtemps ;).

 Vous avez aimé cet article? Vous en voulez encore?

Les autres chapitres sur Ouessant sont ici

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16 réflexions sur “Un weekend bien rempli

  1. OMG Tu m’as tellement fait rire avec ton article… Mais bon, en tant que Bretonne, je ne comprends vraiment ce que tu as contre notre crachin 😉 on n’est pas en sucre haha !
    Bon en tout cas c’était pas si mal quand même hihi ! Sinon, je te conseille Humex si tu commences à renifler !

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      1. Pas encore, mais vos images me rappellent mon petit séjour de presque une semaine sur l’ile de Sein début avril il y a 3/4 ans hors de la foule avec une journée de neige en fin… Bretonne de coeur et surtout de la « Bigoudénie » et du Finistère Nord loin de la foule

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