Mort au tournant

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Voyager, c’est PAS dangereux.

Je répète ça depuis des années.

Aux gens qui me regardent avec des yeux ronds en me demandant si c’est bien raisonnable « pour une fille ».

A mes parents qui s’inquiètent quand je vais à l’étranger.

A moi-même parce que, quand même, si tout le monde le dis ça doit être vrai, non ? (non, « on » est un con).

Et donc c’est dans cet état d’esprit que samedi dernier, j’attaquais dans la Twingo de mes parents (la fidèle Seat Ibiza ne peut plus trop faire de longs trajets comme ça…) l’ultime étape de mon périple aoûtien : rallier Perpignan depuis la Haute-Saône en passant par Valence et Avignon (oui c’est long).

Samedi dernier, je roulais sur une route toute droite, à 70km/h. Mes mains étaient sur le volant, mes yeux sur la route. J’étais concentrée, partie depuis moins de 5 minutes.

Tout était normal et sous contrôle.

Mais c’est comme ça que samedi dernier, j’ai eu un grave accident de voiture.

Tout d’un coup, comme ça, sans raison.

Les roues arrières sont parties, la voiture a glissé en travers sur la route et puis tout s’est mélangé.

A aucun moment je n’ai eu peur. Par contre, qu’est-ce que j’ai pensé vite ! Aussi vite que le chaos qui se déroulait tout autour de moi.

« Merde, qu’est ce qui se passe ? »

« OK, je suis en train d’avoir un accident »

Première réaction : je suis outrée.

« Putain c’est n’importe quoi ! Comment c’est possible ? C’est absurde ! Raaaah ça m’énerve, encore un contretemps ! »

Deuxième réaction : c’est pas grave, mais c’est chiant.

« Rah mais merde ! Je suis sortie de la route. Il va falloir appeler un tracteur pour désembourber !  Merde, j’ai tapé un truc ! J’espère que ça n’a pas laissé de trace sur la carrosserie. Merde, encore ! Bon, pour la carrosserie c’est mort, j’espère qu’on pourra vite réparer et repartir.  Rooooh fais chier on va être  retard chez ma sœur. *BAM!!!* encore un truc ! Punaise, les parents vont être furax. C’est n’importe quoi. »

Troisième réaction : l’acceptation que ce n’est PAS un bête petit accrochage de rien du tout.

« Tête en bas. Je dois être en train de faire des tonneaux. Merde. Ok, ne plus bouger, attendre que ça passe. Ça va forcément passer et vu la masse d’une voiture, ça ne peut pas durer longtemps. Oh tiens, les airbags ! Chouette, je me suis toujours demandé comment c’était de les voir se déployer ! »

Quatrième réaction : l’analyse et le plan pour s’échapper.

« Bon, les portes vont sans doute être coincées. Si c’est le cas, défoncer le pare-brise avec les talons. Merde, où sont mes chaussures ?  J’espère que je ne serai pas coincée. Vraiment vraiment. »

Stop.

La voiture ne bouge plus.

Je regarde où je suis.

Elle est renversée sur le côté conducteur.

C’est le bordel, ça sent la poudre et la fumée.

Et c’est là que j’arrête complètement de penser sauf « sortir d’ici, ça va cramer ». Parce que dans mon top 3 des « manières dont j’ai peur de mourir » il y a « cramer vivante » (à égalité avec « me noyer » et « me faire dévorer par une bête »). En vrai, je sais bien que les voitures qui brûlent et explosent comme dans les films, ce n’est pas possible. Mais quand tu viens de te faire secouer le cocotier dans tous les sens, ta rationalité, tu peux te la foutre au cul. Tout ce que tu veux, c’est sortir de la toute, toute, TOUTE petite boite cabossée dans laquelle tu es enfermée et qui ressemble maintenant carrément à une cage.

Je détache ma ceinture. Miracle, elle n’est pas bloquée.

Je tombe au fond de la voiture, sur la porte conducteur.

Je me retourne, me met debout et attrape la poignée de la portière côté passager.

Je tire.

Miracle, elle s’ouvre.

Merde, la porte est trop lourde. Elle me retombe dessus. Mais comme je suis une fille têtue, je pousse de toute la force qui me reste dans les bras.

A 20m, sur le bord de la route, j’aperçois mon amoureux.

Il était dans la voiture de devant.

Sauf que là tout de suite, il a les mains sur la tête et il hurle.

C’est là que je prends conscience que je n’ai rien entendu pendant tout l’accident.

Mes oreilles se rouvrent au moment où j’ai le corps à moitié hors de la voiture.

Et je n’ai jamais rien entendu de si glaçant que ce cri de peur.

De peur que je sois morte.

Et là je réalise.

Et la peur arrive.

Elle me choppe au ventre et me le tord dans tous les sens.

Je me dis que ce n’est pas POSSIBLE que je n’ai rien, rien du tout.

Mon Amoureux court vers moi en répétant « dis-moi que tu vas bien, s’il te plait, s’il te plait, dis-moi que tu n’as rien. »

Je réponds automatiquement « je vais bien, je n’ai rien ».

Il tient la portière le temps que j’escalade et saute à bas de la voiture.

Moi je ne pense plus à rien sauf : « appelle les pompiers » je dis.

Et je m’assois dans le champ pour regarder ma voiture. Elle est vraiment dans une position bizarre.

La terre sous mes fesses me pique à mort (je suis en robe).

Je fais un check-up mental de tout mon corps.

Je regarde bouger mes orteils, mes mains.

Je n’ai rien.

Du tout.

Punaise, j’y crois pas.

J’ai l’impression de saigner du nez mais même pas. Le seul endroit où j’ai mal, ce sont mes dents. Je crois que j’ai serré très fort pendant les roulades. J’arrache des brins d’herbe en me disant que si je me concentre assez sur le désherbage du champs entier, je ne serai plus obligée de penser que je suis passée à un tout petit hasard de mourir.

Mon amoureux me tient dans ses bras pendant qu’il est au téléphone.

Il tremble.

Il me passe le monsieur du SAMU. Il me dit « vous avez eu un accident madame ? ».

Ça me fait rire (comme pour la souris morte. Quand les évènements me dépassent, je glousse).

« Ben oui ! » je réponds en regardant ma Twingo toute écrasée sur le côté, comme un pot de yaourt terminé.

Je ne sais plus ce qu’il me dit ensuite, je retiens juste que le camion arrive.

Je suis soulagée.

Des gens qui savent quoi faire vont arriver.

« J’appelle mes parents » me dit mon amoureux.

« Non, non ne fais pas ça. Ils vont s’inquiéter. On va repartir vite » je réponds (HAHA !)

Un couple de polonais s’arrête (ils seront les seuls) (#vivelegenrehumain)

Ils ne parlent pas français.

Je ne sais plus penser, ma tête est complètement vide mais je m’entend répondre dans un anglais sans faille que tout va bien et qu’il n’y a plus personne dans la voiture. Je ne sais toujours pas comme j’ai fait.

Ils repartent.

Pendant ce temps, d’autres voitures passent sur la route.

Personne ne s’arrête.

Je suis énervée.

Les pompiers arrivent vite, en même temps que mes beaux-parents.

Ces gens sont des saints, ils s’occupent de la logistique.

Car dans feu la Twingo, j’avais des affaires pour trois semaines, dont du matos de camping, mon ordinateur, des cadeaux pour mon neveu tout neuf et une tenue de mariage sur cintre.

Il faut tout récupérer.

Je n’y avais pas pensé.

On me demande où j’ai mal. « Aux dents » je réponds.

Ça fait rire les oiseaux pompiers (et chanter les abeilles).

« Et au cou » j’ajoute.

« Et là aussi », je fais en montrant ma clavicule gauche.

« Ah, ça madame, c’est la ceinture ! Vous allez avoir une belle brûlure ! »

Mais on n’est pas là pas déconner.

« Il faut poser votre collier madame ».

C’est là que je craque. Mon collier, je ne le pose jamais.

Jamais.

Mon Amoureux me l’a offert et je le porte en permanence depuis plus de deux ans. Il va se passer un truc grave si je le pose. Je ne sais pas quoi mais je le sens. C’est à ce moment-là que je me met à pleurer. Je le pose quand même.

Les pompiers me mettent un collier cervical et m’allongent sur une civière.

Les gendarmes (qui les a prévenu ?) me font souffler. Je suis tellement amorphe que je dois m’y reprendre à deux fois. Évidemment j’ai zéro. Mais bêtement, je suis rassurée et même fière.

On me met dans une coquille de maintien (pour la claustro que je suis, ce n’est QUE de la joie !). Je suis à deux doigts de l’hyper ventilation. « Vous pouvez desserrer au niveau des jambes ? » je demande et on me charge dans le camion.

Mon amoureux me tient la main jusqu’à ce qu’il doive descendre. Il n’a pas le droit de rester. Mon collier est autour de son cou. Ça lui va bien. Qu’est-ce qu’il est beau.

Avant qu’il ne parte, je retrouve un semblant de réflexion et « donne-moi mon livre qui est dans mon sac à main s’il te plait. ».

Et c’est là que je vous révèle l’un de mes secret :

De l’importance de la « garde rapprochée« .

Je vous ai parlé dans cet article de ce que ma maman appelle ma « garde rapprochée », c’est-à-dire, les indispensables du sac à main.

Dedans, en plus des trucs « normaux » (papiers d‘identités, moyens de paiement…) il y a un mélange hétéroclite d’objets plus ou moins bizarres mais toujours utiles dans les moments de galère : mon petit carnet noir, une culotte de rechange, mon opinel, mon huile anti-cystite, mon pisse-debout, un livre et d’autres trucs qui vont et viennent selon l’humeur, la situation géographique et/ou la saison tels que mouchoirs, trousse de coloriage, paire de ciseaux pour gaucher et déodorant.

Ce petit « kit de survie » me permet de gérer à peu près toutes les situations dans un confort relatif.

Or, on peut dire je crois que, samedi dernier, j’étais dans ce qu’on peut appeler un moment de galère.

Et c’est là que ma « garde rapprochée « perso intervient, pour répondre à ma règle NUMERO UNO (à part : « ne jamais avoir les mains inoccupées « ) : « ne jamais aller nulle part sans un livre dont il reste minimum 100 pages « . Or, j’avais justement ce samedi là dans mon sac à main « Compostelle malgré moi « , de Jean-Christophe Ruffin.

Je ne sais même pas comment mon amoureux a pu récupérer ledit sac dans le chaos infernal de la voiture. Quoi qu’il en soit, il a réussi. Et le sac était complet. Deuxième miracle de la journée (le premier étant que je sois vivante et indemne).

Le camion part et j’ai « Compostelle malgré moi » dans les bras. Je le serre dans mes mains comme si j’étais Golum et qu’il s’agissait de l’anneau unique.

J’entre aux urgences à 8h55 du matin. C’est pas la première fois, alors j’envisage une sortie en début d’aprem.

Toute la matinée, j’attends le scanner, l’auscultation du médecin, les résultats.

Les infirmières sont vraiment adorables et me rassurent.

Je lis quand j’arrive à me concentrer, parce que la seule autre chose que m’autorise le collier cervical, c’est regarder le néon droit dans les yeux. Alors j’essaye de me plonger dans les mots de Ruffin. C’est vraiment pas facile. A chaque instant je me dis « et si… ». Et si…

… j’avais eu la fenêtre ouverte et que ma tête avait cogné le sol ?

… j’étais morte ?

… il y avait eu quelqu’un avec moi dans la voiture ?

… j’étais partie cinq minutes plus tard en acceptant le café supplémentaire que mes beaux-parents me proposaient ?

… il y avait eu quelqu’un en face sur la route ?

… le champs n’avait pas été labouré ?

… et si … et si… et si…

Ruffin, lui, était en Cantabrie et il s’en foutait de mes « si » (mais pas du messie hinhinhin).

J’en ai marre d’être là, je veux rentrer chez moi.

Enfin mon amoureux a le droit de me rejoindre. On discute, on joue à « devine à qui je pense » et il trouve en trente seconde car je pense à Marie Curie, et que 1 – je lui ai déjà fait deviné plein de fois, et 2 – j’attends pour passer une radio, ce qui est quand même un gros indice. Mais il est indulgent car je n’arrive plus à réfléchir.

Vers 13h, le médecin arrive. « On a enfin eu les résultats du scanner » il me dit. « Vous n’avez rien, vous pouvez sortir !« .

Il m’ôte le collier cervical, me tend des papiers et je sors.

Je n’ai rien, sauf des courbatures. Mon ordi fonctionne comme au premier jour. Mon téléphone portable n’a pas une éraflure.

Je me sens comme un miracle.

Mon beau-père nous ramène à la maison.

Retour au point de départ.

Emotion quand on retrouve la famille. C’est sûr qu’un accident de cette ampleur, on s’attend toujours à ce qu’il se produise loin. « En voyage ». Mais non, là c’est arrivé au seuil de la porte.

Nous repartons le soir pour la destination que nous devions atteindre vers midi.

Et je reste avec mes questions.

Pourquoi je n’ai rien ?

Je fais quoi maintenant ?

J’ai le droit de continuer sur ma lancée les activités que j’avais prévues pour les jours à venir ?

J’ai le droit de chercher un appartement/ un boulot/ voir (enfin) mon nouveau neveu ?

Je n’ai aucune réponse alors je décide que oui.

Je ne vais pas mentir. Je reste secouée, et je crois que mon amoureux aussi.

J’ai reconduit depuis, sur des chemins familiers et jamais à plus de 70. J’attends un peu avant de refaire de long trajets. En attendant, je redécouvre le train. Et la SNCF, et les retards systématiques qui vont avec. Mais je suis zen. Je suis vivante. Et j’ai en plus la chance d’avoir conscience de ma chance (c’est moi ou cette phrase est un brin compliquée ?).

Alors oui, voyager c’est dangereux.

C’est vrai.

On peut se faire agresser, se faire dérober ses biens, attraper une maladie exotique, avoir un accident…

Ou même mourir.

Mais c’est aussi dangereux de rester chez soi.

On peut se faire agresser, se faire dérober ses biens, tomber malade, avoir un accident…

Ou même mourir.

Comme ça, connement.

De manière imprévue et absurde.

A 500 m de son point de départ.

Et c’est pour ça que je continue de refuser d’avoir peur de voyager.

Même si aujourd’hui je ne suis pas sereine à l’idée de monter dans une voiture ou de reprendre le volant pour un trajet de 10h (ma spécialité), je sais que je le ferais.

Déjà parce que statistiquement, les chances d’avoir à nouveau un accident de ce type sont faibles.

Ensuite, parce que je veux voir le monde et que je refuse de laisser la peur se mettre entre moi et mes rêves.

Alors, vous qui me lisez, voyagez !

Voyez le monde !

Éclatez-vous et allez où vous voulez !

Parce que même en restant chez vous, il peut vous arriver quelque chose, alors je me dis, tant qu’à prendre un risque, autant le faire avec panache, non ?

 Je préfère avoir un accident impliquant un chameau/un buffle/un lama qu’à la sortie de la station essence de Bucey-lès-Gy (même si, dans l’idéal, j’aimerais autant ne plus jamais avoir d’accident de voiture. Cordialement).

A très vite, et d’ici là, amusez-vous bien (et, nom d’un chien, mettez vos ceintures de sécurité) (je me rends compte que la sécurité routière était déjà un truc qui me préoccupait à Ouessant) !

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« Lentement, Hermione prit un sac posé à ses pieds, le retourna et fit tomber sur le lit une douzaine de morceaux de bois et de brindilles brisés. C’était tout ce qui restait du fidèle Nimbus 2000, désormais vaincu. »

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban,Gallimard Jeunesse, 1999.

Je ne sais pas pourquoi, cette phrase tournait en boucle dans ma tête quand j’étais dans le camion des pompiers.

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20 réflexions sur “Mort au tournant

  1. Bon rétablissement Mademoiselle Bambelle !
    Ça me parle beaucoup ce récit et je m’y retrouve beaucoup.
    Je vais désormais me concentrer sur la « garde rapprochée » !
    Merci Mademoiselle !

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  2. Liloye et Calypso m’ont appris ton accident tardivement. Incroyable !
    C’est bien de raconter, de garder son sens de l’humour pour garder le cap!

    J’ai eu deux accidents à adolescente à 15 jours d’intervalle. Des tonneaux avec mon grand-père étourdi qui rêvait tout le temps au volant et regardait les fleurs, un second avec une tata qui venait de passer le permis. Je pense que toute ceci n’est pas étranger à mon envie modérée de passer mon permis.
    Je retrouve dans ton récit les sensations qui se bousculent dans nos têtes à ce moment-là.
    On fait des trucs bizarres en plein action. Quand j’ai failli mourir broyer par un arbre de 15 mètres qui s’est effondré sur moi en février, j’ai fait une course folle et un bond pour parcourir plusieurs mètres en 2 secondes…. et, tout le long, et encore après sous les branches et à l’arrivée de pompier, je tenais encore fermement mon sandwich jambon-beurre acheté juste avec. Putain !! J’ai pensé à sauver ma peau et mon déjeuner 🙂
    Bise et tu es une combattante.

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  3. Whaow, quel accident et quel récit… Il y a parfois des choses incompréhensibles dans la vie, ce sont des tournants (de vie justement). Vous verrez bien où celui-ci vous amène mais je suis certaine, à vous lire, qu’il vous emmènera loin. Prenez soin de vous.

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  4. On notera quand même, à la réflexion, que les personnes habitant dans des pays où l’on trouve communément des chameau/buffle/ lama , trouveront certainement la station essence de Bucey-lès-Gy fort exotique. Contente que tu te sois remise!

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  5. Aïe, la voiture n’est pas jolie à voir mais seul compte le fait que toi, tu le sois !

    Et vive les ceintures attachées et airbags. Avant d’avoir des enfants, mon rêve était d’avoir une 4L. Je l’ai eue, puis revendue pour un modèle plus sécurisé à l’arrivée de ma progéniture. Une jolie voiture, c’est bien, un airbag, c’est mieux 😉 .

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    1. Merci Daphné! Et oui, je n’ai jamais autant aimé les airbags de toute ma vie! C’est devenu une obsession : dès que je monte en voiture, je regarde où ils sont 😀 !
      Je n’ose imaginer conduire un jour avec mes enfants dans ma voiture (déjà, je vais essayer de reprendre un passager, parce que j’ai reconduis seule, mais avec quelqu’un à côté c’est une autre paire de manches!) (expression sponsorisée par le club du troisième âge)!
      Je n’en ai pas encore, mais j’imagine. Argh!

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  6. Il a dû t’en falloir du courage pour raconter cet évènement !!
    Cela m’a fait « du bien » en quelque sorte de te lire. J’ai eu moi-même un accident de voiture, il y a 2 ans. Nous avions loué un van avec 3 autres amis pour un road-trip aux USA, et nous nous sommes retourné avec, avons fait un tonneau pour nous retrouver sur le toit, le van complètement défoncé. A la différence de toi, mon cerveau a réagit un peu autrement : j’ai eu un gros trou noir, je ne sais pas du tout comment je suis sortie de la voiture, je ne m’en souviens pas, mes amis me l’ont simplement raconté. Mais je me reconnais dans tes propos quand tu parles de tes premières réactions.
    Chacun réagit de manière différentes au premier choc et ça peut paraître très étrange ! Un de mes amis avait absolument besoin de retrouver son téléphone, c’était la seule chose à laquelle il pensait avant même de vérifier son propre état. Moi, je me suis assise, j’ai pleuré en me disant que ce n’était pas arrivée. Et seulement au moment où l’ambulance est arrivée et que l’on m’a placé sur une espèce de civière qui m’empêchait de bouger, seulement à ce moment là, j’ai réalisée que j’aurais pu être blessée.

    Cet accident a changé pas mal de choses pour moi. Je me suis rendu compte que ce genre de choses, ça n’arrive pas qu’aux autres. Et j’ai commencé à avoir peur de plein de choses : peur en prenant l’avion, terrorisée en prenant la voiture, peur quand le métro s’arrête entre 2 stations… Et c’est fou, parce que juste après cet accident, j’ai pleuré en me disant que j’avais une bonne étoile et que je ne voulais plus perdre de temps dans ma vie à me plaindre ou à avoir peur !

    Ton article me donne envie de dépasser cela, de ne plus avoir peur.

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    1. Bisous Laurette! ❤
      Je suis en plein dans les cartons de déménagement après un été intense, alors j'ai du retard sur tes billets mais te lire me manque! Dès que j'ai du temps et de l'énergie (les deux en même temps, parce que c'est la combinaison des deux qui me manque en ce moment ^^ ) je fonce dévorer tout ça!

      Aimé par 1 personne

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