Budapest : au pays de Sissi

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Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, mais il y a des endroits qui ne m’ont jamais fait rêver.

Par exemple, je n’ai jamais eu envie d’aller en Roumanie (comme l’expliquait Capitaine Rémi dans l’un de ses récents articles), ni en Chine (et pourtant j’y suis allée), ni en Suisse…

C’est comme ça.

Et je n’avais jamais non plus envisagé la Hongrie.

De manière générale, je n’avais jamais vraiment pensé à la Hongrie. Oui, je savais que ça existait, mais de là à avoir envie d’y aller…

Et puis mon amoureux y a passé une semaine avec ses parents l’an dernier. Il en est revenu enchanté, avec l’envie d’y retourner en ma compagnie. Il m’a donc offert le voyage pour Noël (ouais, je suis une fille vraiment chanceuse). Et c’est ainsi que début août, juste après avoir fait mes adieux aux phoques et dauphins ouessantins, nous nous sommes envolés tous les deux direction Budapest pour une petite semaine en amoureux ce qui, étant donné nos métiers respectifs, arrive environ une fois tous les trois ans (véridique, la dernière fois c’était en Italie en 2013).

Avant le départ

La veille, ma valise prête, je jubile. Mes bagages n’ont jamais été aussi compacts ! Pour la première fois de ma vie, je n’aurais rien en soute. J’ai regardé la météo avant de partir, les prévisions sont géniales : 27°C en moyenne toute la semaine. Un seul jour de gris prévu, pas de pluie. Ainsi, je n’emporte que des robes, une paire de sandales et une tenue un peu plus chaude pour la fraîcheur des nuits ou le jour de grisaille, « au cas où ».

Nous avons décollé de l’aéroport de Bordeaux un dimanche matin.

J’étais excitée comme une puce.

J’avais même imaginé une petite chanson sur l’air de Au Pays de Candy qui s’appelait « Au Pays de Sissi » depuis que j’avais réalisé que Sissi impératrice avait eu un château pas loin de Budapest : Gödöllö.

Du romantisme : où je parle de Sissi et de son vagin

A partir de ce moment-là, j’ai répété des étoiles dans les yeux à qui voulait l’entendre que j’allais « voir Sissi ». C’est à cette occasion que mon amoureux a découvert mon « léger » côté fleur bleue (#romantiquehystérique) lorsqu’il est question de princesses, et d’Elisabeth de Bavière en particulier (#teamSissiforever) (pour vous donner une idée de la gravité de mon cas, en 2011, j’ai regardé le royal wedding du prince William de bout en bout avec des copines (je les avais un peu forcées) et j’ai pleuré)

Je crois que ça l’a un peu effrayé, surtout que j’avais lu sur un blog avant le départ qu’au dit château, il était possible de se faire prendre en photo EN COSTUME D’ÉPOQUE ! Quand j’ai essayé de lui annoncer ça sereinement (pour ne pas le brusquer, l’homme étant habituellement assez réticent aux trucs gnangnans) en prenant l’air détaché, ça n’a pas fonctionné du tout. Je me suis mise à couiner d’excitation à mesure que j’avançais dans ma phrase sur le mode :

« Oh, au fait, tu sais, j’ai lu quelque part qu’à Gödöllö (à partir de ce point je suis partie en vrille et ma voix est montée de trois octaves) ON PEUT SE FAIRE PRENDRE EN PHOTO EN COSTUME D’ÉPOQUE OHMONDIEU-OHMONDIEU-OHMONDIEU JE VAIS ME DÉGUISER EN SISSI ET TOI EN FRANZ ET ON S’EMBRASSERA ET ON SE FERA PRENDRE EN PHOTO ET TU PORTERA DES CULOTTES DE CHASSE BLANCHES MOULANTES ET CA SERA TRÈS ROMANTIQUE ! » .

C’était limite si je ne l’avais pas agrippé par le col en le secouant. J’avais les larmes aux yeux et un sourire complètement niais, les joues rouges et je gloussais.

Paye ton détachement.

Forcément, il a eu peur et il a dit non.

Mais ça ne m’a pas empêchée de chanter « Au Pays de Sissi » dans l’aéroport de Bordeaux avant le départ pendant que mon amoureux faisait semblant de ne pas m’entendre, plongé dans sa lecture sur le siège d’à côté (probablement en train de se demander 1 – si on ne lui avait pas échangé sa copine, 2 – comment échapper à la corvée).

Ma sœur m’appelle à ce moment-là. Quand elle apprend où je me trouve, forcément elle me demande ce qu’on va visiter.

« Le château de Sissi !!! » je lui claironne dans l’oreille, « Ça s’appelle Gödöllö et c’est surnommé le Versailles hongrois !!! »

Elle rigole et  elle a cette phrase blasphématoire: « et ça signifie que le vagin de Sissi est exposé dans les jardins ?! » (pour comprendre cette vanne, merci de cliquer ici et ici).

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Le vagin de la Reine à Versailles. Auteur : Stéphane de Sakutin. Source.

Et là, je prononce des mots que je n’aurais jamais pensé hurler en chuchotant dans un téléphone (oui, hurler en chuchotant. Vous savez, lorsque vous êtes très mécontent mais que vous ne pouvez pas crier car il y a des gens autour et/ou que les mots que vous devez dire sont embarrassants) : « NE PARLE PAS DU VAGIN DE SISSI ! ».

Non mais ho. Où est le respect ?

Huit heures d’escale à Charles de Gaulle. Nous en profitons pour nous échapper et aller visiter le musée de la vie romantique dans le 18e. Charmant endroit avec un mignon petit jardin. On se promène main dans la main dans les rues quasi désertes. Paris en août, c’est vraiment le pied.

Mais c’est Budapest qui nous attend !

Quand l’avion est une galère

Nous retournons à l’aéroport une heure avant l’heure d’ouverture de l’embarquement. En regardant le tableau des vols, le nôtre est indiqué comme « embarquement terminé ». Mon cœur manque un battement et j’oublie Sissi pour me mettre instantanément à jurer comme un charretier.

Ainsi, c’est toute rouge et en ressemblant à un suédois champion de marche rapide (vous savez, ces courses où on a pas le droit de courir mais où on tortille sacrément du fion?) que je me rends au comptoir des renseignements pour explications.

« Erreur d’affichage » on me répond.

Ouf.

Cependant, je n’ai toujours pas le numéro de la porte où nous devons embarquer.

«32» on me répond.

Mais au gate 32, c’est clairement un vol pour Athènes qui est en partance.

Retour au guichet, air innocent de la meuf : « ah, ça a changé ? Porte 34 maintenant ».

Porte 34, pas plus de vol pour Budapest que de beurre en branche.

Je m’échauffe et RE-retourne au guichet. Nous finissons par trouver la porte. Raison du charivari : notre avion a près d’une heure de retard.

Mais il finit par arriver et nous embarquons.

Le trajet se déroule sans encombre.

Grâce au guide de voyage emprunté à la bibliothèque de ma ville, nous choisissons ce que nous avons envie de faire. Ma réjouissance augmente encore d’un cran lorsque je me rends compte qu’il y a une tonne de musées scientifiques (musée d’histoire médicale, muséum d’Histoire naturelle, musée pharmacie…) et de nombreux bains thermaux ! Je couine à nouveau en écrivant frénétiquement les noms de ce que je veux visiter. Notre liste est longue et nous ne sommes pas encore arrivés que nous savons déjà qu’il faudra qu’on revienne !

Le conseil de Tante Marie : «alléger son budget vacances»

Comme je viens de vous le dire, pour ce voyage nous avons emprunté un guide à la bibliothèque. Si comme moi vous êtes accros aux guides de voyages et que vous n’êtes pas fétichistes des livres en mode «je n’arrive pas à les jeter et j’aime écrire dessus», je vous conseille fortement cette solution qui permet d’économiser un peu. 15€ (le prix d’un guide neuf à peu près) c’est tout de même 15 pintes de bière (à convertir selon vos intérêts personnels bien sûr)!

Celui que nous avions emprunté n’était pas tout récent mais les infos étaient encore à jour, ce qui est bien l’essentiel. En outre, les pages « culture » expliquaient bien le mode de vie hongrois et les illustrations étaient sympas.

Mais revenons à notre avion : je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter. Comment rejoindre notre hôtel (sans que ça nous coûte un bras) ? Je ne sais pas pour vous, mais moi je n’aime pas arriver dans de nouveau endroits la nuit : je ne sais pas / ne vois pas où je me trouve et ça m’angoisse. En plus, là, comme le voyage est un cadeau, je ne me suis occupée de rien, n’ai rien organisé.

Budapest avec la langue

En arrivant, nous choisissons la facilité et réservons un « door to door shuttle », autrement dit en français : une « navette porte à porte ». Prix : 5000 ft pour deux. Nous la partageons avec une dame très gentille à qui je demande comment on dit « bonjour », « merci » et « au revoir » en magyar.

Petit point linguistique avec Tante Marie de Saussure

Réponse à la question ci-dessus : c’est compliqué car je ne comprends même pas les sons qu’elle émet ! Voici ce que j’ai entendu et transcrit en phonétique dans mon carnet :

  • Bonjour = Siacervoz (si on s’adresse à une seule personne) / Siastok (si on salue plusieurs personnes)
  • Au revoir = Vichentlatashna
  • Merci : Keuseuneum

Ne prenez pas ça pour argent comptant ! C’est seulement les sons que mes oreilles ont accepté de recevoir dans cette langue bizarre qu’est le hongrois.

Soit dit en passant, le hongrois fait partie des seules langues non indo-européennes d’Europe avec le basque, le finnois, l’estonien et le lapon (entre autres). On peut donc dire de manière tout à fait scientifique que le hongrois appartient à cette catégorie de langues dites «bizarres». Ceci explique qu’elles ne ressemble à aucune autre et qu’elles sont si difficiles à apprendre. On ne peut s’appuyer sur rien pour essayer de capter des bribes de sens.

Qu’est-ce que je veux dire par là ?

J’explique.

Moi par exemple, je parle couramment français (of course), espagnol (plus ou moins) et anglais (plutôt plus que moins). Grâce à ces trois langues (deux romanes et une germanique), je comprends ce que je lis / quand on me parle en italien ou en portugais, ainsi que le catalan. Je ne sais pas former de phrases, mais en me basant sur ce que je connais, les similitudes entre les langues, je comprends : les syntaxe/grammaires sont très semblables et certains mots de vocabulaire très proches.

Dans une moindre mesure, je capte le sens général d’une conversation en allemand (grâce à l’anglais) et je reconnais des mots en néerlandais et en suédois (#savezvousparlerikea ?). Je suis donc rarement prise au dépourvu à l’étranger. Même quand ça ne va pas dans une langue, j’ai toujours une base de compréhension.

Mais en Hongrie, c’était une autre paire de manches.

Je n’avais rien sur quoi m’appuyer. Je n’en ai pas l’habitude et c’est extrêmement déroutant ! J’avais l’impression d’appréhender le pays les yeux bandés et les oreilles bouchées. La seule autre fois où j’ai ressenti ça, c’est lorsque j’ai passé 2 semaines en Chine. J’étais épuisée en permanence à cause de l’effort fourni pour essayer de comprendre mon environnement.

Fin du point linguistique

Le chauffeur nous dépose devant la Dominik Panzio aux alentours d’1h du matin. Le bâtiment est magnifique, tout en briques rouges, très haut. Le pied. La chambre est toute simple avec deux petits lits, mais nous nous endormons tout de suite sur les matelas tout fins (max 5 cm d’épaisseur). Nous avons d’ailleurs dormi comme des rois durant tout notre séjour, à tel point qu’on a envisagé de voler les matelas avant de partir (quelque chose me dit que ça se serait vu au check-out…).

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Quoi qu’il en soit, je vous conseille vraiment cet hôtel !

Silence, propreté et calme. Seul défaut, il est un peu excentré, mais il y a un arrêt de bus juste à côté qui emmène tout droit au centre. Bref, nous dormons comme des bébés, ce qui est un exploit étant donné mon niveau d’excitation : j’ai trop hâte de découvrir la ville, de flâner, de visiter, de goûter les spécialités, notamment les pâtisseries… Généralement quand je suis dans cet état, je ressemble à Zébulon : montée sur ressort.

Budapest avec les pieds

Mais le lendemain matin c’est bien reposés que nous rejoignons le centre-ville à pied, malgré la proximité du bus. Nous mettrons beaucoup de temps car je m’arrête tous les dix mètres pour m’extasier et prendre des photos tant l’architecture me saisit. C’est fou ce mélange d’Art Nouveau, de soviétisme (genre gros blocs de bétons gris moche), de moderne… Et le petit charme désuet qu’affichent les bâtiments sous leur décrépitude et leur grisaille de pollution me séduit beaucoup.

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Ici, trois architectures différentes sur la même photo

Nous avons quatre missions pour la journée :

1 – Changer des sous. Ici, foin de l’euro. La monnaie est le forint, à prononcer « fori’n’t ». Un euro vaut 312 ft environ. Autant vous dire que, ne maitrisant pas la table de « 312 environ », nous avons passé notre séjour la calculatrice à la main…

2 – Acheter du shampooing.

Déjà en France, quand par malheur j’ai terminé une bouteille et je dois en racheter, je passe des heures dans le rayon a essayer de choisir et me posant des questions existentielles du type :

  • « quelle est la différence entre ces deux shampooing pour cheveux très secs ?
  • Est-ce que mes cheveux sont vraiment très secs ?
  • Sur une échelle de très gras à très sec, je me situe où ?
  • Est-ce que finalement je ne devrais pas choisir une formule pour cheveux fins ?
  • Mes cheveux sont-ils plus rebelles que fins ?
  • Le shampooing aura-t-il autant d’effet si je ne prends pas le masque et l’après shampooing avec ?

…. et c’est sans fin.

En général, je fini par péter un plomb, me mettre à baver et en choisir un au hasard en me disant que je vais avoir une calvitie précoce à cause de mon incapacité à faire des choix corrects et à comprendre le rayon soins capillaires.

Bref, je n’aime pas acheter du shampooing.

En magyar (l’autre nom de la langue hongroise), le défi que ça représente pour moi prend une toute autre mesure étant donné qu’en plus de ne pas savoir quoi choisir, je ne sais de toute manière pas ce que j’ai en face de moi. J’ai quasi fait une crise d’angoisse pendant que Mich tapait du pied à côté (« et si celui que j’ai pris était pour cheveux gras et qu’il va tellement me les dessécher que je vais me retrouver avec un toit de chaume sur la courge ? Et si …» « Bon Marie ça suffit on y va tu prends celui-là ça va très bien aller»).

3 – Prendre la Budapest Card.

S’il y a bien UN conseil que je veux vous donner pour passer du temps dans la capitale hongroise, c’est de l’acheter!

Il s’agit d’un Pass valable 24h (4900 Ft), 48h (7900 Ft) ou 72h (9900 Ft) (soit respectivement 15€, 25€ et 32€) et qui offre de nombreux avantages : accès gratuit à 12 musées principaux, transports publics gratuits, réductions dans énormément de lieux (musées, mais aussi restaurants, thermes…). D’ailleurs en parlant de thermes, dans le prix de la Card, il y a une entrée aux thermes incluse! Si vous souhaitez plus d’infos ou réserver votre Card en ligne, c’est ici.

Je vous assure que je ne regrette pas un instant d’avoir choisi cette solution tant ça nous a fait économiser.

Il faut dire que mon amoureux et moi, on est du genre à ne pas trop se poser quand on est en voyage court comme celui-là tellement on a envie de tout voir. Du coup, rien que pour avoir les transports gratuits, ça valait le coup. Et en plus, la dame de l’office du tourisme parlait français ! Que demande le peuple ?!

(des sous, pour faire encore plus de voyages, voilà ce qu’il demande, le peuple !)

4 – Trouver à manger, car nous n’avons rien avalé depuis les 2 gressins servis dans l’avion la veille. J’avais déjà faim en me levant. La matinée passe. Il fait de plus en plus chaud. Je comprends de moins en moins ce qui se passe autour de moi. Je commence à me sentir mal et à être grincheuse (oui, je fais partie de ces gens qui deviennent odieux quand ils ont faim).

C’est la première fois que ça m’arrive en voyage.

Nous nous arrêtons sur un stand de street food sur une place dont j’ai oublié le nom (au-delà de 2 « z » par mot, mon cerveau bloque et je ne retiens pas). D’abord réjouie, je déchante vite face à :

  1. l’amabilité de la vendeuse, digne d’un serveur de bistrot parisien
  2. le gras.

Il fait au moins 35°C, je n’aspire qu’à une chose : de la fraicheur et de la légèreté.

Et une sieste.

Au lieu de ça, je mange un « langos » (prononcez « langosh »), c’est-à-dire un beignet salé géant, garni de légumes chaud. Moi je voulais ce que les hongrois de la table d’à côté avaient et qui semblait vachement frais : le leur était garni d’une sauce au yaourt et de salade avec un peu de fromage et d’huile d’olive.Celui de mon amoureux est carrément garni de goulash. Eurk.

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Il faut reconnaître que c’est appétissant… Mais gras. Et lourd.

Nous mangeons donc mal.

Or, quand je mange mal (mon amoureux étant moins sourcilleux là dessus), je ne suis pas la meilleure compagnie du monde. En gros, à ce moment-là, j’ai envie de cramer la ville (toute mesure gardée bien sûr).

C’est à moitié assommés par la brique avalée (rapport au poids sur notre estomac) que nous repartons vadrouiller. Je me sens toujours mal. Les vendeurs de souvenirs me dépriment alors qu’habituellement j’adore ça. Là, je vois partout les même choses estampillées Budapest et fabriquées en Chine. Il vendent même des matriochkas à l’effigie de Kadhafi, Poutine, Lady Gaga et j’en passe.

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Une bien belle brochette… Entre les dictateurs, de Poutine à Castro en passant par Kadhafi, on peut voir de grandes stars hongroises tels que Marilyn Monroe et Elvis. Derrière, Barack Obama est moins populaire.

Je commence à me fâcher intérieurement avec la Hongrie et ça me contrarie, parce qu’habituellement, j’adore découvrir d’autres cultures et rire des différences.

Là non.

Je me déprime moi-même et m’auto-traite de grosse conne.

En fin d’après-midi, nous avons établi la trame de notre programme de la semaine et surtout, nous avons décidé que les thermes étaient la meilleure solution pour terminer cette première journée dans la détente.

Mais depuis tout à l’heure que je vous en parle, vous vous demandez sans doute : pourquoi aller aux bains à Budapest ?

(c’est vrai ça, pourquoi?)

Budapest : le bonnet de bain s’impose!

Eh bien tout simplement parce que la capitale hongroise est une ville thermale où jaillissent de nombreuses sources d’eau naturellement chaude (de 20 à 72°C) ayant des qualités pour la santé diverses telles que soin des rhumatismes ou de l’arthrite, aide à la perte de poids, amélioration des maladies respiratoires…

Accessoirement, mariner dans l’eau chaude est un truc que j’adore et qui me détends beaucoup.

Nous nous dirigeons donc vers Gellért gyógyfürdő et là, grosse claque : c’est magnifique. Je recommence derechef à me prendre pour une impératrice mais je change d’âne : cette fois je suis Joséphine de Beauharnais qui vient « prendre les eaux à Budapest » (à prononcer avec la bouche en sérieux cul de poule).

Le complexe Gellért est un hôtel pour riches : tapis rouges, grooms en uniforme à l’entrée et clientèle triée.Le bâtiment date du début du XXe et il est vraiment super classe (merci pour cette fine analyse architecturale).

L’accès à l’espace thermal se fait par un côté et la Budapest Card nous donne droit à 20% de réduction sur le prix d’entrée donc on est contents.

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Le plafond de l’entrée. Un peu classe quand même
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Intérieur du patio.

Mais c’est au moment de nous diriger vers les vestiaires que les choses se compliquent et que je commence à toucher du doigt l’un des vrais problèmes de la Hongrie (hormis sa gastronomie calamiteuse) (cet avis n’engage que moi) : ses architectes, et notamment les architectes de vestiaires de centres thermaux (catégorie très spécifique d’architectes vous en conviendrez)! Ainsi, nous avons essayé un établissement différent chaque soir et dans TOUS, je me suis perdue en essayant soit de trouver les vestiaires, soit d’en sortir pour accéder aux bassins.

Je vous passe ce moment passablement gênant où j’ai atterri par mégarde à l’étage du vestiaire des hommes et celui où je me suis trouvée nez à nez (enfin… on se comprend) avec un vieil homme complètement nu car il allait au solarium nudiste (là j’ai oublié, mais je vous assure que j’ai retenu pendant une semaine comment on disait « solarium nudiste » en hongrois !).

Un conseil, si vous partez et que vous envisagez d’aller tester les eaux de Budapest, regardez un petit lexique adapté à la situation avant.

Si vous maitrisez le mot « nudiste », il ne peut rien vous arriver. A la réflexion, j’imagine que ce conseil vaut dans toutes les langues.

Une fois l’accès aux bassins trouvé, nous passons un très bon moment, entre piscine à vague, piscine extérieur à 38°C (complètement bondée. En plein été, j’avais un peu l’impression de macérer dans un mélange glaireux de transpiration et d’autres fluides corporels non définis) et sauna. Les bassins intérieurs nous sont en revanche interdits : nous n’avons pas de bonnet de bain ! Pourtant, le cadre est magnifique : colonnades sculptées, galerie supérieure… J’aurais aimé nagé dans ce décor luxueux ! Cependant, c’est détendue mais affamée que je ressort des bains (toujours un pet de travers celle-là !).

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Vue depuis la piscine
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A l’étage de la piscine intérieure

Nous partons alors en quête d’un restaurant.

Au hasard des rues, nos pas nous conduisent devant ce que nous identifions rapidement comme un buffet à volonté de bouffe hongroise pour moins de 10€ par personne (désolée par contre, je serais bien en peine de vous donner l’adresse).

La salle est en sous-sol et s’y mêlent autant les touristes que les hongrois.

Cette fois, nous mangeons bien et je développe une passion pour la soupe aux lentilles au paprika, la soupe aux épinards au paprika et des genre de petites pâtes très bonnes (au parika).

En revanche, le goulasch ne passera pas par moi : quelle déception ! C’est blindé de céleri ! Les desserts également sont très décevant, bien plus beaux que bons (#tropkirshtuelekirsh).

Après cette journée intense, nous sommes rentrés en métro et bus.

J’en profite pour vous glisser un mot sur les transports en commun. Certains petits malins parmi vous pourraient être tentés de frauder car il n’y a pas de portillons pour faire valider son billet. Mais attention, les contrôleurs se postent à l’entrée des voies et filtrent tout le monde quasi systématiquement. A éviter donc.

A peine arrivée à l’hôtel, j’ai posé mes jambes lourdes au mur laissant mon amoureux aller se doucher en premier et lui disant que que j’irais après.

Barbie Grosse Menteuse : moi qui met habituellement très longtemps à trouver le sommeil, je me suis endormie en moins d’une minute, toujours les pieds en l’air. S’il ne m’avait pas réveillée pour que je me mette dans une position plus confortable, je crois que j’aurais dormi comme ça toute la nuit !

Cet article étant déjà d’une certaine longueur, je vous dis à bientôt pour la suite de nos aventures budapestoises (oui, cet adjectif est très laid mais c’est ainsi qu’on dit…). N’hésitez pas à vous abonner au blog ou à ma page Facebook pour être prévenus dès la publication du prochain!

Préparer son voyage à Budapest

Pratico-pratique

  • L’hôtel où nous avons séjourné : Dominik Panzio. Propre, pratique, calme. Supers lits <3. Rien à redire
  • Le site officiel de la Budapest Card (en anglais).
  • Pensez à emmener un bonnet de bain avant de partir, ça vous évitera d’avoir à en acheter/en louer un sur place et vous permettra d’avoir accès à tous les bassin dans tous les thermes!
  • Attention, certains thermes ne sont pas mixtes, ou alors seulement à certaines heures!

Avant le départ

Ce site très complet et très riche pour préparer son voyage. J’y ai puisé beaucoup de renseignements.

Et aussi une sélection d’articles de blog que j’ai lus avant de partir dont les photos sont très chouettes.

  • Chez Carnet Prune qui vous montre Budapest en hiver.
  • Chez La Blonde, où j’ai trouvé cette merveilleuse information à propos de la photographie en costume d’époque au château de Sissi ❤ .
  • Cet article, chez Keskifait, que j’ai beaucoup aimé. Je partage la plupart de ses avis, notamment sur la bouffe et le fait qu’il faut revenir à Budapest en deux saisons différentes.
    • D’ailleurs, un autre chouette article consacré exclusivement au Langos
  • Madame Oreille consacre aussi un petit article à Budapest.
  • Et enfin, celui-ci qui montre de très chouettes photos qui donnent envie!
petite-princesse-blog
Et c’est la Petite Princesse qui vous dit à très bientôt 🙂

 

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11 réflexions sur “Budapest : au pays de Sissi

  1. Je découvre ton blog via l’interview concernant ta marche de 700km sur le site de « onpartquand ». Je commence donc par cet article, et je dois dire que j’ai bien rigolé. J’aime beaucoup ton style d’écriture ! On se croirait avec toi là-bas 🙂 Allez, du coup je m’en vais explorer le restant du site ! Merci pour le partage en tout cas 🙂

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